Monument de la Victoire de Chaudun déplacé - Préservation par moulage - Recherches archéologiques des corps (Inrap 2015) - Réouverture accès primitif en carrière

 

 

Monument de la Victoire de Chaudun déplacé

Le monument de la Victoire de Chaudun déplacé grâce à votre souscription

Le monument de la Victoire de Chaudun était implanté au bord de la route RN2, près de Soissons, pour rappeler le début de la deuxième bataille de la Marne en juin et juillet 1918.

Modèle géant des bornes sculptées Moreau-Vauthier qui jalonnent le front et en marquent la ligne de juillet 1918, lors d'une des dernières offensives alliées.

Surmonté d’un casque Adrian posé sur couronne de lauriers, le monument comprend, sur ses faces, un texte «A la gloire des soldats français et alliés qui ont combattu victorieusement sur ce plateau  du 29 mai au 25 juillet 1918».

Ce monument était enclavé depuis le doublement de la RN2, dans les années soixante-dix, et sans place de stationnement, était difficilement accessible.

La collecte lancée à l’automne 2016 pour financer les travaux de déplacement  et sa restauration dans le cadre du centenaire de la Grande Guerre a dépassé les besoins. 15.000 euros de dons étaient nécessaires pour compléter la subvention de l’Etat ; 30.000 euros de dons ont été enregistrés, permettant la réfection d’autres monuments dégradés (la tombe du Gal Paitard à Laversine, la stèle du Gal Mangin à Soissons, la stèle du Cl Rosset à Montécouvé,entre autres).

L’association «18 juillet 1918-2018» est ainsi née en août 2016 grâce à l’engagement de Soissonnais 14-18, la Société historique de Soissons, Savière et Patrimoine, la Société historique de Villers-Cotterêts et le Comité d'entente des anciens combattants du Soissonnais.

Les travaux sur le nouvel emplacement sont en voie d’achèvement en septembre 2017. Pour replacer ce monument d’environ 10 tonnes un radier en béton, d’environ 1 tonne a été coulé. Ensuite, un chaînage en béton pour le socle, d’environ 3 tonnes avec insertion en acier individuelle lors du coulage du béton pour les marches a été pratiqué. Puis, 4 pierres de base de la colonne ont été posées en parement d’un noyau de béton armé.

Enfin les 7 pierres pleines ont été replacées les unes sur les autres et scellées, dont la dernière ce 21 septembre 2017 au moment du reportage photographique de Soissonnais 14-18 et vidéographique de FR3 Picardie. Jean-Luc Pamart, Président de Soissonais 1418, et Denis Rolland,  représentant la Société historique de Soissons, ont pris la parole, ainsi qu’un des donateurs.

Il y aura ensuite le lettrage  refait en rouge. Les moulures restent à l’existant.

 

Rétrospective du déplacement et de la réfection

Monument de la Victoire sur son site RN2 dans l'état de dégradation 2016

Transfert du monument sur la commune de Chaudun en un emplacement accessible

Présentation du projet  le 14 novembre 2016

 Démontage en cours sur l'ancien site de la RN2

Travaux de remontage sur le nouvel emplacement début septembre 2017

... en présence de FR3 Picardie, Jean-Luc Pamart et Denis Rolland

 

Extrait des 12-13 et 19-20 de FR3 Picardie du 22 septembre 2017 (vidéo)

 

où le reportage final montre aussi Denis Rolland en interview à la Société historique et un donateur, M. Pestel.

 

Projet de création de table d'orientation explicative

Plusieurs projets sont à l'étude dans les discussions entre Jean-Luc Pamart et Denis Rolland

Des choix cartographiques s'opèrent en compagnie de Serge Hoyet dès mai 2017

Des maquettes se dessinent, des photographies - comme ici un char Schneider de l'AS2 à Vertefeuilles - se choisissent

Des tentatives de panorama sont effectuées

Des projections d'altimétrie sont générées

Des approches de table semi-circulaire sont imaginées

Février 2018, jour de l'assemblée générale à Chaudun

Avril 2018, pourtour du monument implanté

Avril 2018, pavage du pourtour du monument

 

Choix des cartes pour la table d'orientation explicative

Carte française du front en juillet 1918 utilisée comme base de travail pour présenter les avancées des divisions engagées dans l'offensive de la Victoire

Carte transposant les avancées des divisons américaines au 18 juillet 1918

(d'après les cartes d'engagement des 1er et 2° Division US issues de l'Américain Battle Monuments Commission de 1918)

Carte maquette avec report d'une partie des informations choisies

La table sortant du four est maintenant prête à être implantée

Le panneau implanté le 24 mai 2018

Le second panneau d'informations implanté en juillet 2018

18 juillet 1918, le tournant de la guerre

18 JULY 1918 : THE TIDE TURNS
 
"En Champagne, le 15 juillet, les divisions de Ludendorff se lancent dans leur ultime offensive, le Friedensturm (la bataille pour la Paix). Le général Gouraud applique les directives du général Pétain d'abandon de la première ligne ; les troupes allemandes ne peuvent s'attaquer à la deuxième position française sous le feu des mitrailleuses et de l’artillerie et doivent se replier.
Pour le général Foch, le temps de la riposte a sonné ; il faut reprendre l'initiative et la conserver quoiqu’il arrive. Pour cela, depuis fin juin, il prépare son offensive pour dégager les plateaux au sud de Soissons et faire cesser toute menace sur Paris. Polytechnicien et artilleur, il croit à la puissance du matériel, les chars, les avions et les moyens de transport.
L'opération est confiée à la Xème Armée du Général  Mangin. Dans le plus grand secret, et utilisant les couverts des forêts de Compiègne et Villers-Cotterêts, les chars gagnent leur position d'attaque sous un violent orage. Le fer de lance de l'offensive, de Cutry à Longpont, est composé par les 1ère, et 2ème Divisions US avec au centre la Division Marocaine et 240 chars Schneider et Saint-Chamond en soutien.
A 4 h 35, sans préparation d'artillerie, l'attaque surprend les Allemands. L'avance dépasse 10 kms et reprend le lendemain soutenue par une centaine de chars Renault.
Le 21, Château Thierry est repris, le, 2 août Soissons est libéré. La semaine a changé la nature de la guerre. Pour la première fois, les Allemands sont sur la défensive.
La victoire est en marche …"
 
"Ludendorff's divisions launched their final push, Friedensturm (the « Battle for Peace »), in Champagne on 15 July. general Gouraud followed general Pétain's orders to abandon the first line ; the German troops could not attack the second French position under machine-gun and artillery fire and had to pull back.
For general Foch, the hour of reckoning had struck. The French had to take back and keep the initiative at all costs. To achieve that goal, since late June he had been planning an offensive to clear the plateaus south of Soissons and end the threat  to Paris. An Ecole Polytechnique graduate trained as an artillery officer, he believed in firepower, tanks, planes and means of transport.
General Mangin's 10th Army was entrusted with the operation. Using the Compiègne and Villers-Cotterêts forests as cover, tanks crept towards their attack positions in utter secrecy during a violent storm. From Cutry to Longpont, the First an Second U.S. Divisions, with the First Moroccan Division in the centre and support from 240 Schneider and St Chamond tanks, spearheaded the offensive.
There was no artillery preparation, so the attack, when  it came at 4.35 a.m., took the Germans by surprise. The Allied advance was 10km deep and resumed the next day with support from approximately 100 Renault tanks. Château-Thierry was taken back on 21 July, Soissons on 2 August.
The nature of the war changed during this week. The Germans were on the defensive for the first time.
Victory was in sight..."
 
 (NB:c'est principalement à partir du 19/07/1918 que les Renault FT sont aussi engagés)

 

 

Préservation par moulage

Une oeuvre magistrale vient d'être moulée.

Grâce à l'aimable accord des propriétaires et avec le concours de l'INRAP, Sylvain vient de procéder à un tirage en juin 2013.

Le soldat  signataire de cette ouvre de grande taille était un artiste connu déjà avant 1917 !

 

Recherches archéologiques des corps (Inrap 2015)

Recherches archéologiques des corps (Inrap2015)

Archéologie de la Grande Guerre: des artilleurs britanniques retrouvés ?

Une enquête menée grâce aux chercheurs de graffitis de Soissonnais 14-18.

graffito épitaphe crayon, 13 x 28
 

De gauche à droite au premier plan : Gérald Muraswki, Marc Loize, Gilles Prilaux, au second plan : Guy Flucher et Hervé Vatel. 19 août 2015


Parmi les 200 inscriptions recensées dès 2009 dans une carrière du secteur de Brenelle figure un message peu habituel dans ce genre d’endroit. Il s’agit en effet d’une épitaphe funéraire britannique exécutée au crayon à moins de 30 cm du sol. Sous une petite croix latine, on peut encore lire  15 SEPT 1914, HERE LIES Sergt Smith and 3 Gunners 29 Battery RFA :  15 septembre 1914 (ici reposent le sergent Smith  et 3 canonniers, 29e Royal Field Artillery).

Le contexte opérationnel renvoie à la bataille de l’Aisne, lorsque le Corps Expédi- tionnaire Britannique (B.E.F), à la suite de la bataille de la Marne, tenta de poursuivre  et battre les allemands sur la rive droite de l’Aisne. Le 13 septembre, l’artillerie de cam- pagne britannique appuyait la progression de l’infanterie. En face, la farouche résis- tance des Allemands qui surent tirer profit du moindre avantage du relief et disposant de pièces lourdes stoppa l’avance des Tommies. Nos artilleurs furent envoyés dans la tombe ce même jour par un tir de contre-batterie allemand bien ajusté. Sur l’inscrip- tion, la date du 15 septembre correspond à celle de leur inhumation au moment où la bataille perdit de son intensité permettant ainsi de s’occuper des morts.

Le sergent Smith est inscrit parmi les 3739 autres noms du Mémorial de La Ferté-sous-Jouarre. Rappelons que ce monument est dédié aux soldats britanniques morts entre la bataille de Mons et celle de l’Aisne et ne disposant pas d’une sépulture connue. Parmi les artilleurs tués entre les 13 et 15 septembre 1914 figure l’identité des trois inconnus de la fosse : Charles C. Lightfoot, Frederick Henry Blyth et John J. Adams. L’identité du sergent peut également être complétée avec ses prénoms ainsi que son âge : John J. Smith, 30 ans. L’informatisation des données du mémorial par Marc Loize fut d’ailleurs d’un grand secours. Cela signifiait donc que leur sépulture de guerre se trouvait à cet endroit. Il fallait alors déterminer l’existence d’une fosse devant l’inscription, ce qui fut fait sans creuser grâce à Bruno Robert, archéologue à l’INRAP. Un échantillon prélevé par carottage révéla par la suite la présence de cuir et de bois. De la présomp tion, on passa à la conviction qu’ils furent effectivement inhumés ici. Or, devant la pres- sion exercée par les pillards et fouilleurs clandestins sur les carrières, une pression décuplée par « l’effet Centenaire », le risque de constater la profanation de ce lieu était grand.

Gilles Prilaux du service archéologique régional prit le projet au sérieux, secondé par Guy Flucher, archéologue spécialiste des sépultures de la Grande Guerre. En accord avec le propriétaire, les fouilles ont pu se dérouler à la date prévue, le 19 août. Sous la direction scientifique des archéologues de l’INRAP, l’équipe était composée d’Hervé Vatel, Marc Loize, Jérôme Buttet de Soissonnais 14-18 et de Gérald Murawski, professeur d’histoire à Saint Quentin, spécialiste de l’équipement individuel des combattants. La présence de la fosse fut attestée. Néanmoins, la mise à jour d’objets postérieurs à 1914 révéla que les restes avaient été exhumés, sans doute pour rejoindre après la guerre une nécropole militaire britannique comme celle de Vailly ou de Braine où les tombes de soldats inconnus sont nombreuses. Ce- pendant, quelques ossements humains oubliés ainsi que quelques indices matériels individuels britanniques attestent qu’il y eut effective- ment des corps inhumés. Les analyses anthropologiques sont en cours et une étude historique sera remise au Service Régional de l’Archéologie (SRA). Si le résultat ne fut pas à la hauteur des espérances, en revanche, les connaissances de chacun furent très appréciées mutuelle- ment dans une ambiance chaleureuse et il était bien naturel que quelques membres de Soissonnais y participassent. Au moins sait-on en partie ce qu’il est advenu des restes de ces soldats et quel sens donner à la fonction du Mémorial de la Ferté-sous-Jouarre, à savoir commémorer ceux qui sont sans tombe connue.

Enfin, signalons que cette opération n’aurait pas pu avoir lieu sans à la base, l’intervention d’Yves Desfossés, conservateur régional de l’archéologie en Champagne-Ardenne et au final, l’accord de Jean-Luc Collart, conservateur régional de l’archéologie en Picardie.

Jérome Buttet, article Echo du plateau n° 87, septembre 2015

 
VOUS POUVEZ RETROUVER EN FILMS  CETTE PAUSE ARCHEOLOGIQUE DE L'INRAP D'AOUT 2015 EN CLIQUANT SUR LE LIEN ICI.

 
Il s'agit du webdocumentaire "700 000" sur les disparus de la Grande Guerre.

 
LE FILM SUR LE GRAFFITO ET LES FOUILLES INRAP-SOISSONNAIS 14-18:

 

Parmi les millions de morts de la Première Guerre mondiale, 700 000 soldats sont encore ensevelis sous l’ancienne ligne de front ou dans des sépultures provisoires. Le webdocumentaire réalisé par Olivier Lassu revient sur le sort de ces soldats en suivant l’avancée des travaux des archéologues spécialistes de la Grande Guerre.

 

Le webdocumentaire


Proposé comme une expérience immersive, le webdocumentaire 700 000 revient sur les traces de ces soldats disparus à travers les fouilles archéologiques menées dans cinq zones situées le long de l’ancienne ligne de front dans le Pas-de-Calais, l’Aisne et la Marne. Naviguant grâce à une carte stylisée d’un chantier de fouille à l’autre, l’internaute déambule à travers les paysages d’aujourd’hui et suit le travail des archéologues jusqu’à l’identification des soldats disparus.

Travaillant avec trois archéologues spécialistes de 14-18, Yves Desfossés, Alain Jacques et Gilles Prilaux, le webdocumentaire revient sur des fouilles passées et en cours autour de conq histoires dont:

Carrière de l’Aisne


L’équipe d’archéologues de Gilles Prilaux a été chargée de rechercher dans une carrière de l’Aisne les corps de soldats signalés par une épitaphe écrite sur la paroi : « ici gît le sergent Smith – ainsi que trois artilleurs – 1914 ». Mais la fosse découverte ne contient pas de corps : ils auraient été probablement exhumés à la fin de la guerre, confrontant aujourd'hui les archéologues à de nombreuses questions pour comprendre l’histoire de ces soldats britanniques.

 

Une vidéo que les visiteurs de l'exposition temporaire, de terre et d'acier, du Musée de la Grande guerre de Meaux peuvent consulter en 2017

Au fil du parcours de visite, un écran présentant des vidéos alterne avec des vitrines d'objets issus des fouilles archéologiques.

Jérome Buttet, membre de Soissonnais 14-18, guidant les archéologues de l'Inrap dans une carrière de l'Aisne  (vidéo Inrap 2015)

Réouverture accès primitif en carrière

Le partenariat facilite grandement la mise à disposition d'engins:

l'entrée primitive effondrée de la carrière ici dégagée a été recherchée par la surface et les travaux ont permis la sauvegarde des pierres gravées de l'ancienne voûte, avant que ne soit refermée l'excavation de fouilles:

 

 

 

Réagir à cet article