2016-III, des collégiens lyonnais retracent des parcours centenaires - 2017-III, des passionnés d'histoire prennent RDV - 2017-V, des collégiens d'Île-de-France consolident leur EPI - 2018-IV, des lycéens de l'Oise en devoir d'histoire - Un aperçu de la visite du 3 juillet 2016 -

 

2016-III, des collégiens lyonnais retracent des parcours centenaires

"Guerre, qu'as-­tu fait de nous ?"

Le 10 mars 2016, un groupe de collégiens encadrés par leurs enseignants dans un projet pluridisciplinaire (Histoire-Géographie, Français, Anglais, Technologie) arrivaient sur les sites de Vingré et du 1er zouaves, au coeur d'un périple picard.

Jean-Luc Pamart se chargeait du parcours dans Vingré et mettait en lecture les jeunes.

Maryse Tap-Dor s'engageait dans la carrière et mettait en valeur avec toute sa foi les témoignages de pierre devant l'autre partie du groupe.

Plus bas, le projet expliqué.

En bas de page, les productions des élèves au cours des mois d'avril et mai.

 

Collège La Tourette ­ Projet pédagogique autour de l’Histoire et de la Mémoire de la 1ère Guerre Mondiale,  "Guerre, qu'as­-tu fait de nous ?"

En 2014­2015, dans le cadre du centenaire de la Première Guerre Mondiale, un projet de voyage pédagogique autour de lieux de mémoire a émergé autour de quelques enseignants du collège.

Le contexte de commémoration de la bataille de la Somme en 2016 nous a orientés vers la Picardie, choix conforté par la découverte d'un lien entre Lyon et Saint­-Quentin (Aisne) ­ la première ayant été marraine de guerre de la seconde ­. Ce "fil rouge" entre notre région et la Picardie pouvait aussi se concrétiser par la visite du monument aux six fusillés de Vingré, deux d'entre eux étant originaires de la Loire.

Le projet pédagogique construit autour de ce voyage (programmé pour mars 2016), et la thématique finalement retenue, permettent d'aborder l'Histoire et la Mémoire du 1er conflit mondial (Hier, Aujourd'hui, Demain), dans cet aller-­retour permanent entre ressources locales et nationales.

Le cadre du projet
 
Etablissement porteur du projet: Collège La Tourette (Lyon 1er)
Enseignant(s) référent(s) : Le Goupil Audrey, Gonzalez Valérie (Histoire­-géographie), Boëté Marie-­Pierre, Elmhali Isabelle (Lettres)
Niveau(x) concerné(s) – nombre d’élèves: 3ème.
Projet pédagogique : 3 classes (90 élèves) avec voyage pédagogique associé (49 élèves).
Nombre d’enseignants impliqués et disciplines: Histoire­-Géographie (2), Français (2), Anglais (1), Education musicale (1)
La problématique
"Reconstruire, Se Reconstruire ­ individuellement et collectivement­ après la Première Guerre Mondiale : quels enjeux ?".

Il s'agit de réfléchir aux traces laissées par la guerre (sur les Hommes, les Paysages…) et, à travers la thématique de la Reconstruction, de comprendre comment et pourquoi les individus, collectivités, gouvernements, ont tenté de les effacer ou au contraire de la conserver. Il s'agit d'aborder la reconstruction physique (soigner les blessés, réparer les “gueules cassées”), morale (des individus et de la Nation, avec la question de la commémoration et de la réhabilitation des fusillés pour l’exemple) mais aussi matérielle, économique et sociale (par exemple le renouveau architectural de villes détruites comme Saint Quentin, la réinsertion des poilus dans la société).

Cette reconstruction ­au sens large­ commence pendant la guerre et se poursuit parfois jusqu'à aujourd'hui, notamment en ce qui concerne l'aspect mémoriel (récente inauguration de l'Anneau de la Mémoire).
 

Les productions des élèves

Les textes, bientôt agrémentés des illustrations choisies...

 

2017-III, des passionnés d'histoire prennent RDV
 
L'association Juin 18 - Mémoire des chars avait pris RDV  pour le 25 mars 2017

Bruno Jurkiewicz, Président de l'association Juin 18- Mémoire des chars, a pu faire découvrir aux nombreux passionnés d'histoire qui l'accompagnaient les carrières de l'Aisne? à travers une promenade guidée en trois arrêts:

Vingré, Confércourt, Chapeaumont.

Sa prise de RDV de longue date a permis à Jean-Luc Pamart de solliciter l'autorisation des propriétaires de carrières et de fournir les clés pour accéder aux sites.

Bruno nous a facilité la publication des clichés pris ce jour-là par son amie de Soissons, Nathalie Zembt.

 

REACTION :

par Bruno le 27/03/2017 @ 22:36
La sortie s'est super bien passée.
​J'ai vu des gens contents en fin de journée et cela me plaît énormément !
Je remercie encore une fois Jean-Luc pour sa disponibilité.

 

2017-V, des collégiens d'Île-de-France consolident leur EPI


Des collégiens venus de Sèvres, mai 2017 consolident leur EPI

Jeudi 11 mai 2017, un groupe de collégiens avait RDV avec l'histoire sur les champs de bataille de Vingré et Nouvron-Vingré. Quelques sixièmes et cinquièmes et un noyau dur de troisièmes, sous le pilotage de Monsieur Cazenave - Directeur du Collège -, avaient construits leur journée mémoire. La matinée fut centrée sur le parcours des fusillés, avec lectures de lettres, et l'après-midi sur la vie des combattants avec la visite tant attendue du site souterrain de la carrière du 1er Zouaves.

Les troisièmes consolidaient ici leur EPI, Enseignement Pratique Interdisciplinaire.

Bientôt, ici, des données complémentaires pour donner envie à d'autres enseignants.

Accompagnés du Père Blin, habitué des lieux, les élèves du collège Sainte-Jeanne d'Arc purent suivre l'ancien tracé d'accès au site de Confrécourt dès la pause déjeuner finie: ils quittèrent à pied la Croix-Brisée et regagnèrent la carrière où Jean-Luc Pamart avait programmé de les guider, avec des anecdotes hautes en couleurs....

Et puis, un élève a glissé dans le creux de l'oreille de JLPamart: "le général de Castelnau est mon arrière-arrière-grand oncle "!

 

2018-IV, des lycéens de l'Oise en devoir d'histoire

Des lycéens de l'Oise en devoir d'histoire

Dans le cadre des projets Centenaire, une classe du lycée Marie Curie de Nogent sur Oise, bénéficiant d'un partenariat avec l'association Soissonnais14-18,est accueillie en avril 2018.

Le projet a retenu l'attention de la commission académique, puis de la commission nationale.

 

Extract du projet de la classe 1bio2 2017-2018:

Le projet s’inscrit dans le programme de 1ère des séries STI2D, STL et STD2A, à travers le sujet annuel au choix: «Vivre et mourir en temps de guerre».  A partir du conflit européen de la Première Guerre mondiale les élèves chercheront à appréhender la vie au quotidien des combattants, le phénomène de violence de guerre, et les souffrances des populations.

L’enseignante d’Histoire-Géographie-EMC, donne,  entre autres, une orientation historique et mémorielle à son projet bi-disciplinaire (l’orientation scientifique, avec la coloration de l’enseignement des biotechnologies, complète l’ensemble).

L’association Soissonais14-18 met à disposition des élèves des sources tels que des écrits des soldats-artistes locaux, des récits de soldats combattants localement et évoquant le retrait allemand de 1917, et des témoignages des fusillés du 4 décembre 1914.

Les guides bénévoles de l’association sont chargés de transmettre aux jeunes générations les actions de commémoration portées sur les territoires visités, faire découvrir les monuments commémoratifs érigés, expliciter le processus de transmission trans-générationnel et associatif.

Extract d'une séance de préparation en début d'année scolaire

Préparation d'un argumentaire

 

 

Pour écouter l'émission finnale, rejoignez le site radio de ce lycée en cliquant ICI

 

REACTION :

par Lise_Bujarrabal_ le 10/08/2018 @ 08:33
Que de souvenirs… Cette journée du 19 avril 2018 fut chargée d’histoire. Elle restera gravée dans la mémoire de chaque élève et de chaque accompagnateur. Une journée d’abord marquée par l’histoire des fusillés de Vingré où la lecture des textes des élèves retrace la colère et la tristesse du sort de ces jeunes soldats enfermés dans la cave de Vingré, en attendant la mort. Puis, une fois sur la ligne de front du plateau de Nouvron, nous restons impressionnés devant la grande carte, détaillée et colorée, représentant les lignes de front et le positionnement des troupes armées des deux camps.  Les élèves comprennent vite que les champs cultivés face à eux, ont été les véritables champs de bataille … la présence, 100 ans après, des balles et des éclats d’obus les marque aussi. Sous un grand soleil, nous continuons notre chemin historique vers la carrière du 1er Zouaves à Confrécourt. Lorsque nous rentrons dans la carrière, la température chute brutalement. Nous réalisons alors, avec les élèves, les conditions de vie des soldats et à la lumière de nos torches, nous avançons dans les profondeurs de la carrière et nous découvrons les traces identitaires pour les bataillons de tous horizons : un moyen pour eux de laisser une mémoire de leur passage avant de s’approcher devant la chapelle sculptée dans la paroi de la carrière et de prier avant de monter « l’escalier de la mort » vers les tranchées. Notre chemin se poursuit non loin, aux carrières de l’hôpital de Confrécourt où les textes lus par les élèves font froid dans le dos (les morts, les malades, les amputés, les blessés, les « gueules cassées, etc.). Un élève pointe son doigt vers le haut de la carrière et alors que je lève les yeux vers les hauteurs, il dit « ça devait être l’horreur d’entendre les bombardements des obus juste au-dessus de leur tête ». On imagine alors avec les élèves présents le traumatisme de ces soldats, loin de leur famille et dans l’incompréhension de cette guerre. Enfin, notre parcours se termine à Compiègne, dans la clairière de l’Armistice, aussi appelée clairière de Rethondes. Avec mon groupe d’élèves, nous imaginons les rails, l’arrivée des représentants français et allemands et la signature de l’armistice. La journée s’achève et plusieurs sentiments s’entremêlent. Il y a 100 ans, de jeunes soldats découvraient la région dans un contexte sombre et effrayant. 100 ans après, sous un beau soleil, nous avons marché dans les pas de ces soldats de la Première Guerre mondiale. Et, malgré ce beau jour, nous avons ressenti la douleur des lieux et les souffrances de ces hommes. Le devoir de mémoire doit continuer à être perpétué afin que les nouvelles générations n’oublient jamais le résultat de la folie humaine.   Lise Bujarrabal Professeur documentaliste  Lycée des métiers Marie Curie
47, Boulevard Pierre de Coubertin
60180 Nogent-sur-Oise

Un aperçu de la visite du 3 juillet 2016

Visite du 3 juillet 2016

Unique, vous y entendrez évoqués le caporal Paul-Henry Floch, la présence de sa petite-nièce Mme David, les fusillés de Fontenoy de 1915, l'épisode de l'inspection tragique des deux généraux Maunoury et Villaret en mars 1915 à Vingré, la rencontre avec Claire de Villaret.

Les carrières & l'armement aujourd'hui régurgité par la terre des champs de bataille sont bien sûr également au coeur des commentaires: ECOUTEZ-LES ci-dessous:

 

La visite démarre au point de rassemblement de la Croix-brisée.
Jean-Luc Pamart devant la Croix-Brisée lance ses commentaires ici capturés au dictaphone.
Le rassemblement est important: une vingtaine de véhicules, une quarantaine de visiteurs.
Les premières explications pour situer les lieux, les combats, les évènements au pied de la Croix-Brisée.
La présence des descendants de soldats rendent vivaces les commentaires de Jean-Luc Pamart. Ici les descendants de Pierre Pizot du 352e RI décédé le 15 mars 1916 à Berry et inhumé à la nécropole de Vic-sur-Aisne.
"Le paysan des poilus" évoque la Croix qui descend dans la tranchée.
Une seconde étape en véhicules permet d'approcher du site des carrières visitées: deuxième série d'explications devant le 1er Zouaves.
Mme David venue en famille sur les traces de son grand-oncle, le caporal Floch.
Jean-Luc plonge les visiteurs dans ses commentaires de nouveau capturés au dictaphone..
La vie dans les carrières est évoquée.
L'armement régurgité par la terre des champs de bataille est évoquée.
Enfin, on peut entrer! "Je parle beaucoup" vous dira-t-il, sourire aux lèvres!
Les graffitis panneaux régimentaires de l'entrée captivent les visiteurs.
Le graffiti évoquant les généraux Maunoury et Villaret fait bien sûr partie des commentaires.
Une halte clé a lieu devant l'autel.
Jean-Luc commente la présence de l'escalier jouxtant l'autel, exemple unique des cantonnements avec autel souterrain.

 

 

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