Documenter, des cartes postales - Publier - Publier et communiquer - Echanger sur le terrain avec des équipes - Se réunir - Pratiquer les sorties études - Etablir un inventaire - Accueillir - Explorer sportivement - Honorer les soldats -

 

 

Documenter, des cartes postales de Soissons présentant des Britanniques

Rechercher les documents historiques est aussi une des tâches de l'association.

Les équipes recherchent sur le terrain les sites évoqués dans les albums de soldats.

L'Association consacre une partie de son budget à la constitution d'une banque images...

... que les clichés dans les lieux actuels permettent de mettre en confrontation.

Rechercher les documents historiques, un exemple autour des cartes postales de Britanniques dans le secteur de Soissons

Les Anglais à Soissons?

Les cartes postales montrant des soldats britanniques lors de leur passage entre le 13 septembre et le 15 octobre 1914[1] dans le secteur à l’est de Soissons sont peu nombreuses. Il n’est donc pas facile de les utiliser comme illustration précise. Il faut donc se contenter de ce qui est disponible. La carte postale suivante est intéressante car elle montre une scène probable. Les blessés allongés au premier plan ne sont sans doute pas des figurants ainsi que ceux qui s’apprêtent à débarquer ou embarquer. À l’arrière-plan, un camion a déjà vidé son chargement et il y en a sans doute un qui arrive derrière à droite de l’image en hors-champ. Le photographe a dû obéir à certaines consignes tout de même puisqu’il ne montre pas le bâtiment devant lequel les blessés sont acheminés ou sortis. En plus de cela, la majorité des hommes est vue de dos. Ainsi, il est impossible d’identifier les unités à travers le cap badge des casquettes. L’important est de diffuser et montrer des Britanniques et leurs souffrances dans le secteur de Soissons.

Enfin, on pourra toujours chercher cet endroit  dans la cité du Vase puisqu’il se trouve à Braine.

 

Publier

 

Jérome Buttet vient de soutenir, fin 2012, son mémoire de master 2 à l'Université de Reims sur les graffitis... en voici quelques extraits avec l'aimable accord de l'auteur.

 

Laissons Jérome Buttet lui-même présenter sa démarche:

A Serches,il  fallut faire parler des chiffres peints sur des portes.
Il s'agissait d'abord de montrer que même de simples chiffres peints sur des portes sont des éléments à prendre en compte et qu'ils sont signifiants.
Quelques mots sur la démarche. L'observation, la recherche et le classement sont les éléments les plus faciles. Ensuite, il fut nécessaire  de critiquer ces sources en se livrant à une investigation sur le terrain en rencontrant les habitants, les élus, disposer de plusieurs témoignages et de les recouper avec ce que disent les archives municipales.
Tout cela pour établir que ces numéros avaient bien été apposés à cette époque et éviter de partir sur une mauvaise piste. On peut alors sereinement envisager de les faire parler en les plaçant et en déduire   une organisation spécifique. Il ne fallait pas non plus isoler ces traces. La confrontation avec  ce qu'on trouve ailleurs, déboucha là aussi sur une interprétation montrant que chacun s'organisa à sa manière pourvu que ça fonctionnât.
Tout cela s'insère dans une problématique à laquelle étaient confrontées les armées, de l'individu au corps d'armée : la compétition pour l'espace et son
organisation. Cela part bien de l'inscription du gars qui s'approprie son petit territoire sous un clou dans une carrière en y marquant son
nom à celui de l'escouade, de la section, de la compagnie et du régiment qui marquent les entrées de cantonnement ou l'intérieur des pièces .  
Au final, les inscriptions et graffiti dévoilent assez bien cette relation entre l'individu et son environnement.
 
Cette insertion dans un espace tantôt dangereux ou rassurant, selon le contexte amena certains soldats à se livrer à un acte que d'aucuns prétendront anodin voire révoltant : écrire sur les murs.
Le projet initial était d'évoquer un bon nombre de thèmes que les graffiti peuvent générer. J'ai choisi de m'attarder sur ce qui constitue le fondement de l'identité de chacun : le nom et ses dérivés. Il était nécessaire de dépasser cette tautologie qui consiste à dire que la personne a écrit " pour laisser une trace". En effet, la relecture et le classement des inscriptions relatives au nom ont révélé des sous-catégories qu'il a fallu prendre en compte :
initiales, surnoms, prénoms, mises en forme des noms et les relier aux contextes qui les ont fait naître afin de comprendre leur existence et celle de leurs auteurs.
Tout cela déboucha sur la mise en évidence d'identités complexes et de comportements singuliers que les autres sources ne mentionnent pas.

Que nous montrent alors les graffiti dans ces associations de noms ? Ils font émerger des amitiés mais finalement, assez peu.
Ils montrent des petits groupes au sein même des escouades. Leur identité se construit donc d'une manière classique en associant des éléments centrifuges comme des liens géographiques communs, le charisme et la personnalité d'un ancien, des critères sociaux-démographiques comme la classe d'âge et l'appartenance à un même milieu professionnel. Mais en retour, ils se construisent aussi contre d'autres groupes, comme le reste de l'escouade, d'une autre
section, d'une autre compagnie, d'un autre régiment... Tout cela vient biaiser la vision d'escouades unies et fraternelles dans le malheur et la souffrance.

 

 

Publier et communiquer, un stand à l'APHG le 22 octobre 2016

 

L'association était présente le 22 octobre 2016 à l'APHG sur Amiens au stand 27 non loin du stand de l'APRAK (stand 40)

Un stand (le 27)était tenu de 7h00 à 18h00 par Sandrine et Hervé Vatel.

 

 

Echanger sur le terrain avec des équipes

De Praticiens Subterra

Les membres de Soissonnais 14-18 ont échangé sur le terrain avec des équipes de praticiens du sous-sol

Janvier 2017

Nos amis guides à la Caverne du Dragon ont arpenté avec nous ce tunnel allemand au Chemin des Dames de plus de 300 mètres sans frémir devant les difficultés d'accès, et  nous avons pu examiner les vestiges de matériel encore en place.

 

 

Janvier 2014

Des guides de la Caverne du dragon se sont octroyé un moment convivial autour d'une visite dense dans une grande carrière proche occupée par des combattants allemands, français et américains.


En effet, habitude est prise entre les deux équipes de partager les découvertes et profiter des connaissances de chacun.

 

 

 

Se réunir

 

Le noyau des membres de Soissonnais 14-18 en séances de travail.

 

 

Pratiquer les sorties études

Les inventoristes se relaient sur le terrain pour étudier les sites et procéder aux relevés, avec un esprit d'équipe :

 

 

Etablir un inventaire

 

Les équipes procèdent aux relevés d'informations...

... réalisent des plans pour positionner les grafittis (Hervé Vatel à la plume / parfois numériquement) ...

... construisent des fiches de relevés portant notamment mention des mesures (extrait ici d'un inventaire de carrière)...

... et dressent ainsi un  inventaire des sites du secteur (salle des cartes avec le mur de travail)

...ce qui permet des découvertes époustouflantes, comme cette oeuvre majeure dénichée par Jérome Buttet...

 

 

Accueillir

L'accueil de visiteurs est une des réalités hebdomadaire de l'association.

Chaque semaine Jean-Luc Pamart vit des sollicitations de la part de visiteurs extrêmement variés:  familles, journalistes, , militaires, historiens, étudiants...)

Souvent la visite du site emblématique de l'association est proposée.

Carrière du 1er Zouaves.

Briefing avec le guide avant d'entrer dans les dédales de lacarrière.

Dans les chapelles, des messes sont régulièrement organisées et notamment lors des rassemblements scouts.

Messe au 1er Zouaves.

1er mai 2018, une unité arrive sur le site de Confrécourt.

1er mai 2018, rassemblement de 700 scouts dans la ferme de Confrécourt.

19-21 mai 2018, rassemblement de 1000 scouts


Accueillir les demandes spécifiques des familles liées à Confrécourt fait  partie du traitement de certains courriers.

Les descendants de combattants tués localement, au-delà de revenir sur les pas de leur ancêtre, apportent des objets chers, voire, formulent des demandes mémoriales.

Il en va ainsi du souhait de laisser une trace de Auguste-Laurent MONROUX, exprimé par Mme Monroux-Alonso aux membres de Soissonnais 14-18. La réunion de bureau de mars 2018 a conforté le projet et permis de proposer une implantation de stèle dans le boyau qui part de la carrière de Confrécourt pour monter sur le plateau, puisqu'il s'agit quasiment du  "boyau Monroux".

Extrait de la carte du 15 avril 1916 où le boyau Monroux est lisible.

 

Explorer sportivement et photographier autrement

Les accès aux sites requièrent parfois un peu de souplesse...

 

Les accès aux sites requièrent parfois un peu de souplesse...
...pour permettre une sélection des clichés collectors...
Les graffitis fréquemment implantés en ciel de carrière nécessitent des positions inédites pour opérer le relevé photographique...
... et nécessitent des moyens presque volants pour des clichés aériens uniques réalisés en janvier 2016 ... ... la Croix brisée...
...le cimetière Déchelette de Vingré...
.. le monument des fusillés et la cave des fusillés de Vingré ...

 

Honorer les soldats

 

Dimanche 29 Septembre 2013 Soissonnais 14-18 participait à l'inauguration du monument des zouaves

 

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