Les membres du conseil - Des hommes passionnés - Le paysan des poilus - Le paysan qui cultive son champ de bataille - ... et met en mots les paysages en bataille - Les traces rupestres

 

Les membres du Conseil d'administration & du Bureau de Soissonnais 14-18  (2020-2022)

 

 

Après plus de 30 ans de présidence, Jan-Luc PAMART (à gauche) a souhaité passer le relais

à Hervé Vatel (à droite), vice-président depuis plus de 30 ans

(le 27 juin 2020, après le vote unanime du Conseil d'administration)

 

Des hommes passionnés !

 

Le paysan des poilus

 

Sur la ligne de front, à seulement quatre-vingt kilomètres de Paris dans le Soissonnais, la guerre continue de narguer l'armistice. Depuis son tracteur, Jean-Luc Pamart en est le témoin quotidien.

Paysan sur ses terres de Confrécourt, il côtoie chaque jour les milliers de poilus disparus : ses blés sont semés sur les champs de batailles, ils poussent sur le corps des soldats morts pour la patrie. Les moissons rendent visibles les traces des cette guerre: éclats d'obus, douilles, grenades, dépouilles de soldats. Tout lui rappelle la vie sacrifiée de ces hommes : «Tous les matins quand je me lève, je suis dans les tranchées. C'est la guerre de 14 !».

 

(Film "Quand la guerre refait surface !")

 

 

 

 

 

 

Les obus surgissent dans ses labours

Des munitions, hélas, surgissent régulièrement. Ainsi, en 2017, lors des labours de mars, un nouvel obus allemand de gros calibre, un minen de 17cm,  apparaît; c'est le troisième dans le même labour depuis que Jean-Luc Pamart exploite les terres de Confrécourt :

Jean-Luc, devant sa récolte dangereuse, pointe la cheminée de la féculerie de Confrécourt et la Croix Brisée.

Rappelez-vous le cliché de Thomas Goisque, paru dans le Figaro (ICI) et servant de couverture au livre Le Paysan des poilus:

 

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Les munitions au moment de la récolte des pommes de terre

29 septembre 2017: 20 grenades en 4 jours de tri des pommes de terre!

Récoltées sur la cote 150 (c'est à dire au niveau de l'entonnoir "Maunoury"),

en premières lignes 1914 et 1918 au-dessus de Vingré,

ces pommes de terre ont la même taille que les engins explosifs chargés retirés par les trieurs manuels.

Avant de rappeler les démineurs, Jean-Luc Pamart concentre les premières grenades "récoltées" sur ses terres.

Une 50aine à chaque récolte annuelle ajoute-t-il.

Un chiffre impressionnant 100 ans après!

Des modèles différents, allemands et français.

...entre autres 4 obus allemands de 37mm, des grenades P1 françaises (celles surnommées grenade poire), des grenades boules quadrillées allemandes (la célèbre Kugelhandgranate), des grenades quadrillées françaises, une grenade VB française.

Et une somme impressionnante de ferrailles du champ de bataille

ici constituées par seulement 4 jours de tri des pommes de terre

(tiges de crapouillots,éclats d'obus, fonds d'obus, pioche, ...) !

Les pommes de terre triées pour ôter les munitions et autres déchets ou ferrailles sont stockées dans des silos ventilés. 500 tonnes ici en correspondance avec les 20 grenades trouvées et les 4 jours de tri menés.

Les pommes de terre rejoignent par tapis le silo après être passées à l'examen des trieurs manuels sur un tapis intermédiaire.

Le tapis intermédiaire où sont postés (hors cadre de la photographie) deux trieurs

prend en charge les pommes de terre déversées depuis un plan incliné

Les remorquées de pomme de terre arrivent sans répit, et sont déversées à la demande sur le plan incliné.

Une personne dédiée au tri (à l'arrière-plan gauche) attend sa collègue pour passer les pommes de terre à l'examen visuel et ôter tout ce qui n'est pas pommes de terre.

Jean-Luc Pamart, vigilant au bon déroulé des opérations,

assure le contrôle des rouages et de l'inclinaison des tapis.

Le tas de ferrailles non dangereuses "récoltées" en 4 jours est laissé à l'air libre (sur la droite de la photographie).

 

 

Le paysan qui cultive son champ de bataille

Jean-Luc Pamart est exploitant agricole à la ferme de Confrécourt entre Soissons et Compiègne. Pendant la Grande Guerre, ses 250 hectares sont devenus un champ de bataille, et son exploitation fut coupée en deux par la ligne de front qui traversait les parcelles de la ferme. 100 ans après les combats, la présence de la guerre se fait toujours sentir : obus qui remontent à la surface lors des labours, tracteur pris au piège dans un cagna, ou pire parfois, la découverte de corps de disparus, de charniers. « L'homme oublie, la terre lui rappelle ». Moitié agriculteur et moitié historien comme il aime se présenter, Jean-Luc Pamart est le gardien de ces âmes errantes et surtout de la mémoire de ces poilus qui, comme lui, étaient majoritairement des paysans.

Un portrait vidéo tourné  par Thomas Ermel en 2014

À travers son portrait, nous questionnons le lien entre l'agriculture et la Grande Guerre raconté par un agriculteur. Qui étaient les agriculteurs poilus ? Comment vivaient-ils cette guerre ? Quel est le sacrifice du monde rural ? Après la guerre, comment exploiter une terre meurtrie par les combats ? Comment faire œuvre de mémoire lorsque l'on est agriculteur dont le but est de travailler la terre ? Pourquoi la Grande Guerre, au-delà du centenaire, nous touche encore ?



Un film de Thomas Ermel (0h31) - Ci-dessous quelques imags capturées.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un extrait de documentaire vidéo sur l'armement enterré tourné en 2015

Extrait du documentaire de Pierre Belet et Romain Fleury, Le scandale enterré, 2015, proposé par Spécial investigation 14-18 et dont la durée originelle est de 56 minutes (http://www.dailymotion.com/video/x2rglvj).

A travers cet extrait vous verrez Jean-Luc Pamart, Président de Soissonnais 14-18, agriculteur dans le Soissonnais, non loin du Chemin des Dames, évoquer l'armement retrouvé dans ses champs et la collecte par le service de déminage.

 

 

 

Voici quelques images capturées de ce film de Pierre Belet et Romain Fleury,

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

... et met en mots les paysages en bataille
 

La Picardie, véritable « bouclier de la France » durant la Première guerre mondiale, compte de nombreux lieux de mémoire : le Chemin des Dames, la Caverne du Dragon, les nombreux cimetières de l’Aisne et de la Somme, l’Historial de Péronne ou le Musée Somme 1916 d’Albert sont devenus des lieux de passage obligés pour ceux qui fréquentent aujourd’hui les routes de l’ancien front afin de comprendre et se souvenir. D’autres lieux moins fréquentés, plus confidentiels, méritent aussi que l’on s’y attarde. C’est le cas du site de Confrécourt, dans l’Aisne….

En bordure du plateau Soissonnais, à quelques kilomètres du Chemin des Dames, se trouvait à Confrécourt, au début de la Grande Guerre et depuis le Moyen Age une vaste exploitation agricole fortifiée… A la fin de la bataille de la Marne, en septembre 1914, d’intenses combats y opposent Allemands et Français. Malgré les tentatives d’offensives françaises, le front se fige à cet endroit comme ailleurs. Outre les tranchées aménagées sur ce terrain, les belligérants des différents camps vont utiliser les carrières de pierre dont les entrées bordent le plateau et qui s’enfoncent profondément sous le champ de bataille.

 

 

 

Pour retrouver ce documentaire réalisé par Isabelle Masson, voici le site Internet:

Auteurs: Isabelle Masson-Loodts et Sébastien Derave
Cameraman: Frédéric Riche
Son: Vincent Somers
Production : Ambiances...asbl/Paysages en Bataille
 

http://www.paysagesenbataille.be/dernieres-nouvelles-du-front-episode-19-a-la-ferme-de-confrecourt-pres-de-soissons/

 

 

Vous pouvez écouter cet épisode des "Dernières Nouvelles du Front" dédié à Confrécourt:

 

Voici l'équipe en phase de conception sur le site de Confrécourt le 8 mai 2015

Les équipes d'Isabelle Masson profitèrent de la visite de la famille de Claire de Villaret, arrière-petite-fille du général présent en 1914-1915, pour filmer les lieux. Jean-Luc Pamart présente donc une fois de plus devant les caméraman les sites de la Croix-brisée et de la carrière du 1er Zouaves à l'occasion de cette journée spécifique d'accueil des Villaret, à laquelle quelques visiteurs purent se joindre.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En avril 2014, paraissait justement le livre d'Isabelle Masson-Loodts, Paysages en bataille: Les séquelles environnementales de la Grande Guerre.

 

 

 

Les traces rupestres, plus de 25 ans d'inventaire

 

TELECHARGER ICI LE SUPPORT DE PAROLE (support documentaire a-légendé partie 1)

TELECHARGER ICI LE SUPPORT DE PAROLE (support documentaire a-légendé partie 2)

 

 

 

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